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Africicités 2018: L’Afrique s’interroge comment être au rendez-vous de l'”Agenda 2030”

AFRIQUE Z- NEWSLETTER (apm) / 23 novembre 2018 - Par: LA VÉRITÉ avec MAP
Africicités 2018: L’Afrique s’interroge comment être au rendez-vous de l'”Agenda 2030”

L’Afrique, ce vaste continent aux moyens financiers limités, à la démographie galopante et aux ressources humaines parmi les moins qualifiées au monde, est concernée au premier plan par l’ensemble des défis énoncés dans le programme onusien de développement durable à l’horizon 2030, communément appelé “Agenda 2030”.

Au 8ème Sommet Africités, le plus grand rassemblement panafricain des villes et collectivités territoriales, qui se tient à Marrakech, quasiment tous les débats ont porté sur la question du développement du contient et sur sa capacité à être au rendez-vous de l’Agenda 2030 des Nations-Unies.

Adopté en 2015 par 193 états membres de l’ONU, l’Agenda 2030 est porteur d’une vision universelle sur la manière de relever les principaux défis auxquels fait face la planète dans les différents domaines. Avec ses 17 Objectifs de développement durable, il se veut une feuille de route ambitieuse et exhaustive pour transformer le monde, éradiquer la pauvreté et assurer la transition vers un développement durable.

Ce nouveau cadre promettant un monde plus juste, plus durable et plus pacifique, constitue en fait une sorte de réponse politique internationale à la pression mondiale sur le système économique, écologique et social. Il couvre l’intégralité des enjeux de développement tels que le climat, la biodiversité, l’énergie, l’eau, la pauvreté, l’égalité des genres, la prospérité économique ou encore la paix, l’agriculture, l’éducation.

Lors de la 8ème édition du Sommet international des villes et des collectivités territoriales d’Afrique, les problématiques liées au manque de compétences, au mode de gouvernance, à la mobilisation des financements et à l’implication de la société civile dans le processus de prise de décision en Afrique sont revenues de manière fréquente et récurrente dans les discussions qui ont émaillé les travaux de cet événement.

Face a cet état de faits, les représentants des gouvernements locaux d’Afrique ont soulevé plusieurs questions sur les moyens à mettre en oeuvre, la façon de faire et de procéder et sur la voie à emprunter pour réussir la transition vers le développement durable et assurer l’avenir des millions d’âmes que compte le continent.

Quelles solutions créatives et innovantes faut-il adopter pour redresser l’économie, promouvoir les secteurs sociaux et préserver l’environnement?, sur quels acteurs faut-il compter, l’Etat, les élus, la société civile ?, quels partenariats développer avec le privé, les bailleurs de fonds internationaux, les communautés ?, quels mode de coopération faut-il privilégier, Nord-Sud, Sud-Sud, décentralisée ?, se sont-ils interrogés.

Il ressort de la réflexion engagée durant les quatre premières journées d’Africités2018, que l’Afrique doit compter en premier lieu sur elle-même pour opérer son changement et réaliser le développement durable escompté.

L’Afrique a ses propres réalités et spécificités. Elle doit observer avec attention les expériences de développement réussies de par le monde, les étudier, les comprendre et s’en inspirer sans pour autant chercher à les dupliquer ou à les appropriées. Faute de potion magique et universelle du développement, l’Afrique doit faire dans l’innovation et la créativité.

Elle doit mettre les compétences, les ressources et le génie africains au service de l’Afrique. Tout acteur capable de créer de la valeur ajoutée, d’apporter un plus, de faire la différence doit apporter sa pierre à l’édifice car la participation est cruciale pour une prise de conscience plus grande par la population, la société civile et les entreprises de l’enjeu que représente le développement durable en Afrique.

 

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