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Algérie: Des sommes faramineuses dépensées pour la résidence d’État de Tlemcen

MAGHREB Z- NEWSLETTER (apm) / 24 juin 2019 - Par: LA VÉRITÉ AVEC MAP
Algérie: Des sommes faramineuses dépensées pour la résidence d’État de Tlemcen

Le projet de la résidence d’État de Tlemcen dont la première pierre a été déposée par l’ex-président, Abdelaziz Bouteflika en 2008, et qui devait comprendre 17 suites royales, un parcours de golf, de somptueuses villas, salles de conférences, piscines et autres lieux de villégiature, est laissé à l’abandon depuis 2013, après avoir englouti des sommes faramineuses.

Le site qui s’étend sur 10 hectares de superficie, situé sur le plateau de Lalla Setti sur les hauteurs de la ville de Tlemcen, devait être conçu à l’image du Club des pins d’Alger. Ce lieu de villégiature était destiné à accueillir la nomenklatura algérienne sur le littoral ouest d’où sont issus, la famille Bouteflika et une grande partie des ministres et hauts responsables algériens.

Le méga-projet d’un budget prévisionnel de 500 milliards de centimes a été confié, dans un premier temps, à l’entreprise égyptienne Arab Contractor’s, avant d’être interrompu puis repris par une société chinoise. Abdelwahab Nouri, ancien Wali de Tlemcen pendant 9 ans a fait de ce chantier, son cheval de bataille « pour réaliser un rêve d’Abdelaziz Bouteflika ».

Après le départ d’Abdelwahab Nouri en 2013, les travaux de la résidence officielle de Tlemcen ont été définitivement suspendus pour des raisons qui demeurent inexpliquées.

Cette somptueuse résidence qui devait être inaugurée avant 2011, afin d’accueillir les chefs d’État et les hautes personnalités du monde « musulman » à l’occasion de l’année de « Tlemcen, capitale de la culture islamique », est aujourd’hui une épave désuète qui a coûté plus de 500 milliards de centimes.

En décembre 2015, le gouvernement avait accordé une rallonge budgétaire de 450 milliards de centimes pour l’achèvement des travaux de cette bâtisse résidentielle qui n’a jamais vu le jour.

Cette résidence d’État est érigée à proximité de la villa Rivaud, qui porte une histoire particulière pour Abdelaziz Bouteflika. C’est dans cette bâtisse que s’étaient réunis, en juillet 1962, Ahmed Ben Bella et les principaux chefs révolutionnaires de l’Ouest pour partir à l’assaut de pouvoir.

Ce nouveau scandale financier révèle les graves dérives dans la gestion des fonds publics en Algérie, sous le règne d’Abdelaziz Bouteflika en l’absence de moindre contrôle des finances publiques.

 

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