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FIFM 2019: Pour mieux profiter de la fraîcheur du cinéma, il faut se débarrasser de toutes les barrières et idées reçues

CULTURE Z- NEWSLETTER (apm) / 02 décembre 2019
FIFM 2019: Pour mieux profiter de la fraîcheur du cinéma, il faut se débarrasser de toutes les barrières et idées reçues

Les membres du Jury de la 18ème édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM) ont souligné, samedi dans la Cité Ocre, la nécessité de se débarrasser de toutes les barrières et les idées reçues pour mieux profiter de la fraîcheur du cinéma.

« Le mot compétition n’est pas satisfaisant. Il ne s’agit pas de décréter quel aura été le meilleur film, mais de mettre en lumière une chose qui nous aura touché », a expliqué la présidente du Jury de cette année, l’actrice et productrice écossaise, Tilda Swinton, lors d’une conférence de presse avant le démarrage de la compétition officielle, notant que la compétition se veut avant tout « humaine et émotionnelle ».

« Nous allons tous regarder ces films comme nous les regarderions à la maison, avec liberté et sans prétention aucune », a-t-elle dit.
« Quand je regarde un film, je suis à la recherche d’une voix distincte, d’une voix unique », a affirmé, de son côté, le réalisateur australien, David Michôd. L’actrice franco-italienne, Chiara Mastroianni, préfère, quant à elle, « garder son regard de petite fille, naïve lorsqu’elle découvre une œuvre ».

Pour Ali Essafi, réalisateur marocain, il a relevé que « C’est une aubaine pour le festival International du Film de Marrakech de s’enrichir de tous les genres. Il n’est pas question de s’enfermer dans une catégorie ou dans un genre. Le cinéma est libre. Le cinéma ce sont des émotions. C’est tout ce qui compte ».

Réagissant à la question du genre dans le cinéma et dans la vie, la scénariste et réalisatrice française, Rebecca Zlotowski, a parlé d’un cinéma féminin qui enrichit le cinéma mondial.

« On vit dans un fantasme de grand remplacement. On a l’impression que le regard des femmes va effacer celui des hommes. Pas du tout! on va juste ajouter notre touche », a-t-elle indiqué.

Concernant le choix fait par le Festival International du Film de Marrakech de programmer des premiers et seconds films, la réalisatrice britannique, Andrea Arnold, a relevé être « sensible aux premiers films. C’est là où les artistes placent toute leur passion et leur inventivité des débuts ».
Pour sa part, le réalisateur brésilien, Kleber Mendoça Filho, a ajouté que le cinéma doit être là pour être à l’écoute.

Les neuf membres du jury devront départager 14 longs métrages représentant différentes régions du monde, chacun selon sa sensibilité et sa vision du cinéma.

Il s’agit de « Babyteeth » de Shannon Murphuy (Australie), « Bombay Rose » de Gitanjali Rao (Inde, France, Royaume-Uni et Qatar), « La fièvre » de Maya Da-Rin (Brésil, France et Allemagne), « Last visit » de Abdulmohsen Aldhabaan (Arabie Saoudite), « Lynn+Lucy » de Fyzal Boulifa (Royaume-Uni), « Mamonga » de Stefan Malesevic » (Serbie, Bosnie-Herzégovine et Monténégro) et « Mickey and the Bear » de Annabelle Attanasio (Etats-Unis).

Sont également en lice « Mosaic Portrait » de Zhai Yixiang (Chine), « Le père de Nafi » de Mamadou Dia (Sénégal), « Scattered Night » de Lee Jih-Young et Kim Sol (Corée du Sud), « Sole » de Carlo Sironi (Italie et Pologne), « Tlamess » de Ala Eddine Slim (Tunisie, France), « Le Miracle du saint inconnu » de Alaa Eddine Aljem (Maroc, France) et « Valley of Souls » de Nicolas Rincon Gille (Colombie, Belgique, Brésil et France).

 

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