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Gaz lacrymogène dans le tunnel à Alger

POLITIQUE Z- NEWSLETTER (matin) / 13 avril 2019 - Par: integration team
Gaz lacrymogène dans le tunnel à Alger

La Direction générale de la police nationale (DGSN) a démenti, ce vendredi en début de soirée, les accusations d’utilisation de gaz lacrymogène à l’intérieur du tunnel des facultés à Alger.

La DGSN répondait à une accusation émanant de la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH). « L’usage des bombes lacrymogènes est à dénoncer vis-à-vis des manifestations pacifiques, notamment dans le tunnel des facultés qui a provoqué des scènes de panique, des évanouissements et des sensations d’étouffement chez des personnes âgées, malades et des personnes à mobilité réduite », écrit la LADDH dans un communiqué signé par son président Me Nourredine Benissad.

Dans son communiqué, la DGSN affirme que « la formation et le professionnalisme des policiers leur permet d’avoir une bonne maitrise des outils de maintien de l’ordre. Ils n’utiliseront jamais des gaz lacrymogènes dans de tels endroits fermés ».

Mais sur cette vidéo, on voit clairement l’entrée du tunnel des facultés couvert d’une fumée blanche et entend des tirs lacrymogènes. Peut-être que les policiers n’ont pas tiré à l’intérieur du tunnel mais ils ne doivent pas ignorer que la fumée se déplace et pénètre à l’intérieur du tunnel.

Aujourd’hui, en prenant la décision d’affronter les « délinquants infiltrés » – comme les désigne la DGSN – au milieu d’une foule compacte, les policiers ont failli provoquer un drame. Ils savaient que des enfants et des personnes âgées se trouvaient par les manifestants à une heure de grande mobilisation. Pourquoi ont-ils pris un tel risque ?

 

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