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INDH: Une consécration de la prise en charge continue des personnes en situation de précarité

SOCIÉTÉ Z- NEWSLETTER (apm) / 09 février 2019 - Par: integration team
INDH: Une consécration de la prise en charge continue des personnes en situation de précarité

Depuis son lancement il y a près de 14 ans, l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) est restée fidèle à sa philosophie visant à consacrer les valeurs de justice sociale, de dignité et de valorisation du capital humain en tant que facteur indispensable pour toute croissance économique soutenue.

En effet, l’INDH a placé la prise en charge des catégories sociales les plus précaires et vulnérables au cœur de ses actions et projets réalisés au fil des ans dans les diverses régions du Royaume.

A vrai dire, la troisième phase de ce chantier de règne (2019-2023), lancée en septembre dernier par SM le Roi Mohammed VI, repose sur une approche différente de gouvernance portant sur l’établissement d’un diagnostic précis des besoins avec des objectifs bien définis.

Chiffres à l’appui, le programme d’accompagnement des personnes en situation de précarité se dote de 4 milliards de dirhams sur les 18 MMDH qui sont mobilisés dans le cadre de cette phase.

L’objectif est d’élargir les domaines d’intervention de l’INDH dans ses deux premières phases au profit des différentes catégories de personnes en situation de précarité, en œuvrant dans le cadre des réseaux associatifs.

L’intervention concernera onze catégories prioritaires parmi les personnes en situation de vulnérabilité, à savoir le soutien à cinq catégories de personnes à besoins spécifiques, les malades et les personnes âgées sans ressources, le soutien à la réinsertion socio-économique de quatre catégories englobant les femmes en situation de précarité, les anciens détenus sans ressources, les mendiants, les vagabonds et toxicomanes, ainsi que la protection de deux catégories d’enfants et de jeunes (enfants abandonnés, enfants de rue et les jeunes sans-abris).

Il va sans dire donc que les projets inscrits dans ce programme oeuvreront à préserver les acquis des première et deuxième phases tout en poursuivant l’action pour remédier à une partie du déficit relevé par la carte de pauvreté multidimensionnelle, notamment en ce qui concerne l’accès aux infrastructures et services de base.

Dans une allocution lors de la cérémonie de lancement de la troisième phase de l’INDH, présidée par SM le Roi, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit avait souligné qu’il s’agit essentiellement de consacrer les valeurs de justice sociale et de dignité tout en se projetant dans l’avenir à travers l’adoption d’une approche globale basée sur quatre programmes cohérents et complémentaires garantissant la participation de tous les acteurs sociaux.

La concrétisation des programmes de la nouvelle phase se fera selon une méthodologie basée sur une gouvernance novatrice et créative, visant à atteindre davantage de cohésion et d’efficacité et ce, à travers plusieurs piliers, notamment l’adoption d’une culture participative, le renouvellement des mécanismes de gouvernance, l’adoption de la politique contractuelle et du système de partenariat renouvelable, ainsi que la consécration de la gestion intégrée des projets pour assurer une convergence entre les différents programmes sectoriels des établissements de l’Etat et des collectivités territoriales, a affirmé le ministre.

S’agissant du financement, cette phase nécessitera une enveloppe estimée à 18 milliards de dirhams, dont 4 milliards seront alloués au programme de résorption du déficit enregistré en matière d’infrastructures et de services de base dans les zones les moins équipées, 4 milliards seront consacrés au programme d’accompagnement des personnes en situation de précarité, 4 milliards seront destinés au programme d’amélioration des revenus et d’intégration économique des jeunes et 6 milliards seront mobilisés pour le programme d’appui pour le développement humain des générations montantes.

Cette phase sera financée à hauteur de 60% par le budget de l’Etat, de 30% du budget du ministère de l’Intérieur à travers la Direction générale des collectivités locales, tandis que 10% seront assurés par la Coopération internationale.

 

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