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Journée mondiale pour un internet plus sûr: L’éducation au numérique

CULTURE Z- NEWSLETTER (matin) / 08 février 2019 - Par: LA VÉRITÉ AVEC MAP
Journée mondiale pour un internet plus sûr: L’éducation au numérique

La Journée mondiale pour un internet plus sûr constitue sans équivoque le rendez-vous a privilégié pour promouvoir l’éducation au numérique et à la sécurité informatique, notamment auprès des enfants, a souligné jeudi à Rabat le chef du bureau du Conseil de l’Europe au Maroc, Jose-Luis Herrero.

Lors d’une conférence sur les enjeux de l’internet et des réseaux sociaux, initiée par le Centre marocain de recherches polytechniques et d’innovation (CMRPI) et le Conseil de l’Europe, en collaboration avec l’Université Ibn Tofaïl (UIT) de Kénitra, M. Herrero a affirmé que l’institution européenne salue les efforts du Royaume en matière de lutte contre les différentes formes de cybercriminalité, particulièrement celle relative à l’exploitation illégale des enfants.

Il s’agit d’une opportunité pour le CE et le Maroc d’intensifier les efforts de complémentarité dans la lutte en faveur des comportements responsables en ligne, notamment à travers l’activation d’importants instruments et outils juridiques, tels que la Convention du Conseil de l’Europe relative à la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels, dite Convention de Lanzarote.

Le responsable européen a dans ce sens rappelé la recommandation récemment adoptée par le comité des ministres aux États membres sur des lignes directrices et relative au respect, à la protection et à la réalisation des droits de l’enfant dans l’environnement numérique, laquelle “fournit des orientations complètes aux autorités européennes en matière d’action”.

Cette recommandation se concentre sur les moyens de mieux protéger et autonomiser les enfants en tant que détenteurs de droits dans un numérique.

D’autres instruments et outils importants ont également été mis en avant par le chef du bureau du Conseil de l’Europe au Maroc. Il s’agit notamment de la convention de Lanzarote dans laquelle les États signataires s’engagent à criminaliser les actes des adultes qui utilisent Internet, a-t-il souligné, rappelant que cet instrument incrimine également toutes les actions liées à l’exploitation illégale des enfants dans le monde virtuel.

M. Herrero a exhorté les parents et tuteurs de s’informer sur les risques qu’encoure internet pour les enfants, appelant ces derniers et leurs familles ainsi que les éducateurs et les décideurs de consulter les conseils pratiques énoncés dans le “Manuel de maîtrise de l’Internet” , les aidant à naviguer en toute sécurité, et saisir les opportunités positives offertes par le monde en ligne dans sa globalité.

Il s’agit également du “Guide sur les droits de l’homme pour les utilisateurs d’internet” mis en place par le CE qui traite de la problématique des droits de l’homme et libertés fondamentales dans le contexte de l’internet, y compris pour les enfants et les jeunes.

Pour sa part, le président du CMRPI, Youssef Bentaleb, a mis l’accent sur les efforts des différents départements ministériels marocains dans la lutte contre l’exploitation des enfants dans le monde virtuel, soulignant que le Maroc a adhéré en 2018 à l’initiative mondiale de la Journée internationale par le biais du centre marocain, initiateur de la campagne nationale de lutte contre la cybercriminalité, sous l’égide du ministère de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie Numérique.

Cette journée met en valeur l’intérêt d’une navigation sécurisée chez les enfants avec une adoption des bonnes pratiques de la cyber‐sécurité, a-t-il dit, rappelant que le Centre organise régulièrement des sessions d’information et d’échange sur la célébration de cet évènement de sorte à en faire une opportunité pour la sensibilisation de l’opinion publique afin d’éveiller la conscience et de développer des réflexes chez les nouvelles générations en tant que cible vulnérable du monde de la cybercriminalité.

L’objectif de la conférence consiste à mobiliser les parties prenantes que sont les secteurs public et privé et la société civile pour enrichir la discussion avec les jeunes étudiants et universitaires, autour des questions préoccupantes sur les défis d’Internet et des réseaux sociaux chez les citoyens.

 

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