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Le Maroc annonce des mesures d’aide à ses cueilleuses de fraises en Espagne

ÉCONOMIE Z- NEWSLETTER (apm) / 05 février 2019 - Par: integration team
Le Maroc annonce des mesures d’aide à ses cueilleuses de fraises en Espagne

Le Maroc a annoncé lundi des mesures “d’accompagnement” pour aider les quelque 19.000 Marocaines cueilleuses de fraises attendues en Espagne dès mardi, après que plusieurs de ces saisonnières se sont plaintes de harcèlement sexuel l’année dernière.

“Une convention de partenariat visant l’accompagnement des travailleurs saisonniers marocains en Espagne” a été signée lundi par le ministère du Travail et celui chargé des Marocains résidant à l’étranger, a rapporté l’agence de presse officielle marocaine MAP.

Elle prévoit la mise en place d’une “commission mixte pour effectuer des visites dans les exploitations agricoles” et “suivre les conditions de travail des travailleuses saisonnières en coordination avec les autorités espagnoles compétentes” , a ajouté la MAP.

L’Espagne est le premier producteur de fraises d’Europe et a recours à une nombreuse main d’oeuvre étrangère pour la récolte. Dans le sud du pays, le nombre de Marocaines recrutées directement pour la saison de la fraise (février-juin) est passé de 200 en 2001 à plus de 16.000 l’an dernier.

Cette année, 19.179 saisonnières marocaines y sont attendues dès mardi, a déclaré à l’AFP Abdelmounaim al-Madani, directeur de l’Anapec, l’établissement public marocain chargé de l’emploi. “Elles ont déjà suivi des formations et à leur retour, elles seront accompagnées par l’Anapec pour créer des coopératives agricoles” , a-t-il affirmé. Leur salaire s’élève à 37 euros pour 6H30 de travail par jour, logement compris, a précisé M. Madani.

L’an dernier, des saisonnières marocaines avaient dénoncé des rythmes de travail harassants, des situations de harcèlement sexuel et le non respect de leurs contrats. Certaines d’entre elles avaient porté plainte contre leurs employeurs, semant l’émoi en Andalousie où se concentre la culture de ce fruit rouge.

Leurs employeurs avaient rejeté ces accusations.

La Vérité avec AFP

 

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