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Le Maroc apporte une grande contribution à la préservation du patrimoine humain mondial

CULTURE Z- NEWSLETTER (apm) / 06 décembre 2018 - Par: LA VÉRITÉ avec MAP
Le Maroc apporte une grande contribution à la préservation du patrimoine humain mondial

Le Maroc apporte une grande contribution à la préservation du patrimoine culturel et humain mondial, en témoigne les différents acquis réalisés en matière de valorisation et de conservation du patrimoine matériel et immatériel, a indiqué mercredi à Rabat le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laâraj.

Le Royaume adopte de nouvelles approches en vue d’insuffler davantage de dynamisme à la question de la préservation du patrimoine humain mondial et sa valorisation, a ajouté le ministre qui intervenait lors d’une journée d’étude, organisée en marge de l’exposition “Sites éternels, de Bâmiyân à Palmyre” , par la direction des Archives royales en coopération avec l’Institut français du Maroc, sous le thème “le patrimoine marocain dans les enjeux de la préservation du patrimoine mondial”.

L’organisation de l’exposition “Sites éternels, de Bâmiyân à Palmyre” , sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI et du Président de la République française Emmanuel Macron, reflète l’attachement des deux chefs d’État aux mêmes valeurs visant à créer des espaces de dialogue favorisant la prospérité, la tolérance et la coexistence, et excluant toutes formes d’extrémisme qui pourrait détruire ou démolir, a souligné de son côté l’historiographe du Royaume et porte-parole du Palais Royal, Abdelhak Lamrini.

M. Lamrini a salué à cette occasion le choix du thème de cette journée d’étude qui répond à des impératifs actuels et s’inscrit en harmonie avec la politique royale visant la préservation du patrimoine national et sa conservation compte tenu du fait que le patrimoine national fait partie intégrante du patrimoine humain universel.

L’historiographe du Royaume a rappelé dans ce sens le message adressé par SM le Roi Mohammed VI aux participants à la 23e session du Comité du patrimoine mondial, tenue le 29 novembre 1999 à Marrakech.

“La conservation du patrimoine local et national et sa préservation ne sont, en définitive, que la préservation d’un patrimoine humain autour duquel, dans leur reconnaissance mutuelle, se rencontrent tous les hommes. (…) Dès lors que nous sommes désormais tous responsables de protéger ce patrimoine dans toutes ses formes d’expression et de le protéger au bénéfice des générations futures” , avait souligné SM le Roi.

Ce message royal met l’accent sur l’importance du patrimoine tant au niveau local qu’international pour préserver la mémoire collective des nations en respectant la différence et le dialogue des civilisations, a ajouté M. Lamrini soulignant que le Souverain, conscient de la nécessité de la coordination de tous les efforts au niveau international pour sauvegarder le patrimoine civilisationnel, a érigé le patrimoine national et international en un héritage commun de toute l’humanité.

La directrice des Archives royales, Mme Bahija Simou, a pour sa part souligné que cette journée d’étude témoigne de l’intérêt accordé par SM le Roi au patrimoine local étant donné qu’il fait partie intégrante du patrimoine universel.

Cette rencontre, a poursuivi Mme Simou, constitue également une occasion pour mettre la lumière sur le patrimoine et les enjeux économiques et inciter les experts à se pencher sur les moyens de préservation des sites historiques et leur valorisation, ajoutant qu’elle permettra aussi de mettre l’accent sur l’importance du patrimoine dans la sauvegarde de la mémoire et de présenter les dernières techniques utilisées dans le domaine de la préservation du patrimoine.

La directrice des Archives Royales a mis en relief le rôle des manuscrits, documents et archives en matière de préservation du patrimoine national faisant observer que le patrimoine mondial en danger dans les zones de conflit sera parmi les sujets qui seront traités lors de cette journée d’étude, dont les participants examineront aussi les stratégies internationales de conservation de cet héritage.

De son côté, la directrice générale de l’Institut français du Maroc, Clélia Chevrier Kolačko, a affirmé que cette rencontre constitue une occasion pour jeter la lumière sur le patrimoine marocain et sur les moyens de le préserver en vue de son inscription sur la liste du patrimoine mondial classé, soulignant l’importance de de la coopération franco-marocaine dans le domaine archéologique, à travers notamment le financement par la France de missions archéologiques sur quatre sites historiques au Maroc et devant déboucher sur d’importants résultats scientifiques.

Le Maroc, a poursuivi Mme Chevrier Kolačko, dispose en effet d’un héritage culturel exceptionnel qui témoigne du passage de nombreuses civilisations assurant que la France poursuivra son soutien au Royaume pour préserver son patrimoine de par ses nombreuses retombées sur l’économie et le tourisme.

Pour sa part, le directeur général de l’Agence pour l’aménagement de la vallée de Bouregreg, Said Zarrou, a relevé que la sauvegarde et la préservation du patrimoine national et mondial est un devoir et une responsabilité qui incombe à tous, soulignant que l’organisation de l’exposition “Sites éternels, de Bâmiyân à Palmyre” témoigne en premier lieu de l’intérêt que SM le Roi accorde à la question de l’héritage culturel et du patrimoine matériel et immatériel ainsi qu’à la promotion du dialogue des cultures.

La préservation du patrimoine et la promotion de la culture est inscrite parmi les préoccupations majeures de l’Agence, a-t-il dit, rappelant que la vallée du Bouregreg et ses deux rives constituent, depuis des siècles, un véritable carrefour culturel, doté d’un patrimoine d’une valeur inestimable.

La préservation de ce patrimoine est naturellement ancrée au cœur des démarches d’aménagement de cet espace, a fait remarquer M. Zarrou, soulignant que la priorité a été donnée, dans ce site chargé d’histoire, à la préservation et la valorisation des monuments hautement symboliques tels que la “Kasbah des Oudayas” ou encore le site historique du “Chellah”.

Les participants à cette journée d’étude se pencheront sur trois panels à savoir “les sites archéologiques au Maroc” , “Le patrimoine en danger dans les zones en conflit, quelle stratégie de conservation ?” et “Enjeux économiques et technologiques de la préservation du patrimoine”.

 

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