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Le Maroc continue de narguer la richissime Algérie

ÉCONOMIE Z- NEWSLETTER (matin) / 09 février 2019 - Par: integration team
Le Maroc continue de narguer la richissime Algérie

Le Maroc fait montre d’une hardiesse inouïe en matière de politique en matière de dotation touristique en devises accordée à ses citoyens. On dirait, commentent des économistes, que c’est le Maroc qui est l’Etat gazo-pétrolier du Maghreb et non l’Algérie. En effet, ce sont les citoyens marocains qui sont les mieux lotis des Maghrébins en matière de dotation touristique.

Depuis lundi 14 janvier, la dotation touristique est passée de 40.000 (en vigueur depuis 2013) à 45.000 dirhams, soit 4.100 euros, par année civile. Ce qui conforte la position du Maroc comme le pays offrant la meilleure dotation touristique à ses concitoyens.

Mieux, le montant planché de la dotation touristique peut être majoré d’un supplément équivalent à 10% de l’impôt sur le revenu supporté par le bénéficiaire avec un plafond de dotation ne dépassant pas 100.000 dirhams, soit 9.111,60 euros. Loin derrière les Marocains, suivent les Tunisiens.

Ceux-ci bénéficient d’une allocation touristique annuelle de 6000 dinars, soit environ 1800 euros. Il faut souligner que la monnaie tunisienne s’est beaucoup dépréciée vis-à-vis de la monnaie européenne au cours de ces dernières années, réduisant ainsi fortement le montant de la dotation en devises.

Pour autant, les Tunisiens demeurent “gâtés” comparativement aux Algériens qui sont les moins biens lotis des Maghrébins avec une allocation touristique qui s’établit actuellement à environ 115 euros.

Un montant plus que dérisoire pour un Algérien qui souhaite se rendre dans un pays européen. C’est cette faible dotation touristique qui entretient la vigueur du «marché noir» en Algérie.

Ainsi, si la dotation touristique offerte par le Maroc et la Tunisie réduit très fortement le recours des voyageurs au marché noir pour se procurer des devises, c’est tout le contraire en Algérie où la dotation touristique permet à peine à son bénéficiaire de payer le tarif de taxi ou au plus une nuitée dans un hôtel pas classé.

 

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