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Le Maroc, un bon élève de l’environnement

SOCIÉTÉ Z- NEWSLETTER (apm) / 09 octobre 2019 - Par: LA VÉRITÉ AVEC MAP
Le Maroc, un bon élève de l’environnement

Conscient de la misère humaine et des pertes économiques paralysantes que les catastrophes naturelles sèment sur leur passage, le Maroc a pris tôt l’engagement d’agir pour réduire les risques de ce fléau, en intégrant cette question au cœur des politiques de développement durable afin d’accroître la résilience face aux aléas naturels.

Face à la complexité des catastrophes naturelles dont les conséquences sont manifestement lourdes dans bon nombre de régions du monde, le Royaume a pris le pari de développer une culture de gestion du risque et de prévention des catastrophes naturelles, en mettant en place une stratégie globale et intégrée pour limiter les risques de ces catastrophes.

Cet engagement ne date pas d’aujourd’hui. En effet, le Maroc a commencé depuis 2008 à explorer les différentes options de gestion de l’ensemble des risques de catastrophes naturelles auxquels le pays est confronté. En raison de sa position géographique et ses conditions climatiques, le Royaume reste potentiellement confronté à un ensemble varié de risques de catastrophes naturelles, de plus en plus récurrents et qui sont exacerbés par le changement climatique et une rapide urbanisation.

Parallèlement, le Royaume s’est engagé dans un processus d’élaboration d’une stratégie globale et intégrée pour la prévention, la gestion et la réduction des risques de catastrophes. L’objectif étant la création des synergies nécessaires et l’amélioration de la coordination des efforts déployés en la matière en vue de rendre le territoire national plus résilient face aux risques majeurs liés aux catastrophes naturelles.

Ainsi, un fonds intitulé “Fonds de Lutte contre les effets des Catastrophes Naturelles (CAS-FLCN)” a été crée et dédié exclusivement à la prévention et la réparation des effets induits par les catastrophes naturelles.

Cette volonté de prévenir les catastrophes naturelles et de protéger la population contre leurs effets s’inscrit parfaitement dans l’esprit de la nouvelle stratégie du Maroc en matière d’environnement.

Le Royaume a, aussi, instauré une nouvelle approche fondée sur une démarche préventive, pour passer d’une politique de réaction aux catastrophes naturelles à une politique de prévention et de planification des moyens. Une logique qui prône les actions d’amélioration de la connaissance du risque, les actions d’anticipation et d’alertes, les actions de secours et d’assistance aux populations sinistrées aux opérations de réparation et de restauration jugées excessivement coûteuses.

Cela a conduit à l’élaboration d’un rapport relatif à la définition des axes prioritaires et des critères d’éligibilité des projets soumis au financement de l’Etat, dans le cadre du CAS-FLCN.

Un processus a été également lancé dans la perspective de développer une stratégie à long terme et de réaliser plusieurs projets à court et à moyen termes pour la réduction des risques afin de couvrir tout le territoire national et le rendre résilient face aux risques liés aux catastrophes naturelles. Une étape d’une importance capitale dans le processus de mise en place d’une politique publique intégrée de gestion des risques de catastrophes naturelles.

Les efforts déployés pour une stratégie publique intégrée se sont poursuivis à travers le Programme de Gestion Intégrée des Risques de Catastrophes Naturelles et de la Résilience du pays face aux risques des catastrophes naturelles. Un programme dont l’objectif consiste à améliorer le cadre et la capacité institutionnels, afin de financer des activités de réduction des risques de catastrophes naturelles et de renforcer la résilience financière du pays face aux éventuelles catastrophes naturelles au profit des populations préalablement ciblées.

Un projet pilote de mise en place d’un Système intégré d’aide à la gestion des risques d’inondations a également vu le jour récemment. Il s’agit de l’établissement d’un système de gestion intégrée et opérationnelle des risques d’inondations, à travers la mise en place d’un Centre opérationnel de veille, d’alerte et d’aide à la gestion des risques d’inondations au niveau du ministère de l’Intérieur, qui permettra au final d’alerter par anticipation les populations exposées aux risques d’inondations et de mettre en sécurité les personnes, les biens et les activités économiques.

Sans oublier l’Unité centrale d’identification des victimes de catastrophes qui a pour mission d’attribuer une identité à des personnes victimes ou décédées suite à des catastrophes naturelles ou accidentelles provoquées.
Depuis plusieurs années, le Maroc a initié un vaste programme d’investissement et de réformes institutionnelles visant l’amélioration de la résilience du pays et à mieux protéger les populations vulnérables et les biens exposés aux risques de catastrophes naturelles.

 

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