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Sahara: La résolution 2440 du CS

INTERNATIONAL Z- NEWSLETTER (apm) / 03 novembre 2018 - Par: LA VÉRITÉ avec MAP
Sahara: La résolution 2440 du CS

La résolution 2440 du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara met le processus loin du “stérile concept de 2+2 qui laissait à Alger le beau rôle du bon samaritain désintéressé” , estime le journaliste Naïm Kamal dans un article publié sur le site d’information “Quid.ma” sous le titre “Washington déçoit Alger”.

“Un nouveau pli a été pris. Il (le Conseil de sécurité) met le processus loin de la logique des vaines négociations de Manhasset et du stérile concept de 2+2 qui laissait à Alger le beau rôle du bon samaritain désintéressé.

A la table ronde de Genève, que sa diplomatie s’échine à qualifier de +négociations directes+, il ne pourra pas cacher son jeu, une duplicité qui ne trompe personne mais sur laquelle on a longtemps fermé les yeux” , relève le journaliste, notant que le pouvoir algérien “devra assumer la responsabilité d’un échec”.

Naïm Kamal fait observer que la dernière résolution du CS encourage expressément les participants à se rendre à Genève +sans préconditions et de bonne foi […] dans un esprit de compromis, durant toute la durée du processus, pour parvenir à des résultats positifs+, expliquant que l’incitation “vaut pour le Maroc, mais aussi et surtout pour l’Algérie qui se défausse de ses responsabilités sur un Polisario proxy dont elle tire les ficelles dans ces rencontres depuis une chambre d’hotel”.

“On est donc loin de la bérézina que nous annonçait la presse algérienne en s’accrochant désespérément à cette chimère de la reconduction du mandat de la Minurso pour +seulement+ six mois qui équivaudraient, à l’en croire, à une mise sous pression de Rabat. +Une fausse bonne idée+ comme l’a qualifiée en guise de soutien au secrétaire général de l’ONU, François Delattre, représentant permanent de la France” , indique-t-il.

Par ailleurs, le journaliste relève qu’une autre mystification est tombée au Conseil de sécurité, à savoir la fable des “territoires libérés”. “On se souvient des gesticulations du Polisario autour de Bir Lahlou, dont il a fait sa capitale virtuelle, et de Guergarate avant qu’Antonio Guteres y mette catégoriquement fin dès son arrivée à la tête des Nations Unies.

Il n’en est pas question et le CS vient de réaffirmer sa position en demandant instamment au front polisario de respecter les engagements qu’il a pris […] au sujet de Bir Lahlou, de Tifariti [que le Conseil vient d’ajouter à la liste], et de la zone tampon de Guergarate” , fait remarquer Naïm Kamal, ajoutant que “les Algériens rêvaient installer dans ces localités des structures administratives et/ ou d’y mener des activités civiles et militaires”.

Il s’agit, selon l’auteur de l’article, d’un “recul patent, mais contre mauvaise fortune, la presse algérienne essaye de faire bonne mine et s’abstient de relever que la résolution fait référence à l’initiative d’autonomie et se félicite, une fois de plus, des efforts de sérieux et crédibles” du Maroc. En revanche, elle se contente de prendre sèchement note de la proposition du Polisario présentée en 2007, indique-t-il.

“Il est compréhensible qu’Alger mâchouille ce qu’il lui tombe sous la dent pour faire bonne figure auprès de son opinion publique. Mais il y a un baromètre qui ne trompe pas, le vote de la résolution par la Russie, l’une des cinq dépositaires du droit de veto. Son abstention, sans incommoder Rabat, est l’arbre qui cache mal la grande déception que Washington a assénée à Alger” , conclut le journaliste.

 

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