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UpM: Les initiatives de lutte contre le changement climatique

INTERNATIONAL Z- NEWSLETTER (matin) / 12 décembre 2018 - Par: Amrani
UpM: Les initiatives de lutte contre le changement climatique

L’Union pour la Méditerranée (UpM) a souligné que les initiatives de lutte contre le changement climatique dans la région méditerranéenne ont besoin de politiques fondées sur la science, et ce à l’occasion de sa participation aux travaux de la 24ème Conférence des parties signataires de la Convention-cadre de l’ONU sur le changement climatique (COP24), qui se tient du 3 au 14 décembre à Katowice (Pologne). “Un appel à l’action pour un agenda méditerranéen commun sur le climat est crucial.

Des décisions politiques sont urgentes afin d’atténuer les risques environnementaux et envisager des options d’adaptation” , indique un communiqué du secrétariat de cette organisation régionale basée à Barcelone, qui participe activement à la COP24, où elle présente deux études sur l’impact du changement climatique et sur l’état de la situation en matière de financement climatique dans la région. Dans ce sens, l’UpM a précisé que le manque d’informations adéquates retarde le processus, en particulier pour les sociétés les plus vulnérables du sud de la Méditerranée, où ils existent moins de systèmes d’observations systématiques, de projections et de modèles scientifiques d’évaluation des impacts. Consciente de ce défi, l’UpM, qui est observateur à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), soutient un effort régional spécifique visant à synthétiser les connaissances scientifiques existantes dans toutes les disciplines dans le but de fournir une meilleure compréhension des multiples risques, note le communiqué, relevant que cette étude est entreprise par le Réseau d’experts méditerranéens sur le changement climatique et environnemental (MedECC).

Les principaux résultats de cette évaluation préliminaire indiquent que l’augmentation de la température régionale sera de 2,2 °C en 2040, pouvant même dépasser 3,8 °C dans certaines régions en 2100, révèle le communiqué, ajoutant que bien qu’il existe d’importantes incertitudes concernant l’élévation moyenne du niveau de la mer à l’échelle mondiale, les projections futures vont de 52 cm à 190 cm d’ici 2100.

D’autre part, les ressources en eau sont inégalement réparties autour de la Méditerranée et les ressources en eau douce diminuent en qualité et en quantité, précise l’étude, qui révèle qu’avec des ressources limitées et des conflits sociaux en augmentation, on peut s’attendre à des migrations humaines à grande échelle, d’autant plus que les pays du sud et de l’est de la Méditerranée sont souvent plus vulnérables et leurs conditions sanitaires peuvent se détériorer en raison de la situation sociale et politique. Une autre étude régionale commandée par l’UpM sur le financement public international de la lutte contre le changement climatique fait ressortir que le sud et l’est de la Méditerranée ont reçu en 2016 un montant annuel d’environ 8,3 milliards de dollars pour le financement de la lutte contre le changement climatique, ce qui représente 13% du financement mondial pour l’action pour le climat. Les principaux pays bénéficiaires des flux de financement dans la région méditerranéenne sont actuellement la Turquie (38%), l’Égypte (22%), le Maroc (12%) et la Jordanie (12%).

Les projets d’atténuation constituent la majorité des fonds obtenus (transport et production d’énergie), précise l’étude. “Si l’action pour le climat est une nécessité pour la région euro-méditerranéenne, elle représente également une opportunité unique pour la création d’emplois, la promotion de solutions innovantes et des modes de consommation et de production durables” , a souligné le secrétaire général adjoint de l’UpM pour l’énergie et le climat, Jorge Borrego, cité dans le communiqué, notant qu’avec une augmentation estimée à 98% de la demande énergétique des pays du sud de la Méditerranée d’ici 2040, “les actions de lutte contre le changement climatique seront essentielles pour l’intégration et la stabilité de la région”.

Toujours selon le communiqué, deux protocoles d’accord seront signés entre l’UpM, d’une part, et l’Organisation météorologique mondiale et avec le Secrétariat de la CCNUCC, d’autre part, et ce afin de renforcer la collaboration avec les organisations internationales au plus haut niveau et de faire entendre la voix de la Méditerranée appelant à l’action pour un climat méditerranéen partagé.

Parmi les activités programmées par le secrétariat de l’UpM dans le cadre de la COP24, figurent la présentation de son étude sur “Le financement public climat international” , et de son “évaluation préliminaire du 1er rapport scientifique sur l’impact du changement climatique en Méditerranée” , ainsi que l’organisation, en partenariat avec le Réseau méditerranéen des jeunes pour la jeunesse, d’un événement parallèle visant à mettre en avant certaines initiatives menées par des jeunes et leur rôle clé dans l’action pour le climat en Méditerranée.

Le Secrétariat de l’UpM va également co-organiser avec le Forum euroméditerranéen des instituts de sciences économiques (FEMISE) un événement parallèle sur “Les subtilités socio-économiques liées au changement climatique”.

 

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